Depuis que j’ai débuté mon périple solidaire vous êtes de plus en plus nombreux à me demander comment je m’y prends pour effectuer ces missions de volontariat en Asie. C’est pourquoi je me suis dis qu’un article serait le bienvenue. Je n’ai pas la prétention de détenir la meilleure façon de faire, je partage simplement avec vous la manière dont je m’organise pour ce voyage.

Comment trouver les associations et combien ça coûte un volontariat en Asie  ?

Pour ma part je favorise les missions de volontariat basées sur la protection et l’aide animalière, mais il existe de nombreux autres secteurs : aide à la construction de divers projets, partage de connaissances en anglais auprès d’écoles ou d’ONG, aide dans les fermes, etc…

Personnellement j’ai deux façons de démarcher. La première : faire mes propres recherches via internet en sélectionnant des associations qui ont des projets concrets et valeurs qui correspondent à ce que je souhaite mettre en avant. Je les contacte soit via email, Facebook ou alors si j’ai la chance d’être dans la même province je me présente directement afin de faire ma demande.

La seconde : utiliser des plateformes dédiées pour cela, telles que Workaway, Helpx ou encore Wwoof qui regroupent des listes d’associations, entreprises, appelées hôtes.

Personnellement, je me sers de Workaway  car ce site répond à toutes mes attentes : descriptions des hôtes, des lieux et des offres de volontariat . De plus, les volontaires peuvent laisser un avis après leur passage, c’est un petit plus très sympa et parfois même rassurant. A savoir que chaque offre est différente, parfois vous êtes nourris /logés mais il est possible aussi d’être seulement logé ou seulement nourri (1,2 ou 3 repas). Certaines missions sont payantes et bien souvent c’est une participation pour le logement et/ou l’alimentation quand elle est incluse. Cette somme est variable mais toujours à déterminer avant l’arrivée.

A ce jour, après plusieurs mois de volontariat, ce sont les missions auprès de sanctuaires/camps d’éléphants qui ont été les plus onéreuses. Les prix peuvent aller de la gratuité à des montants exorbitants, c’est pourquoi je suis toujours curieuse lorsqu’une association demande plus de 20,00€ la journée. Quand c’est le cas, c’est bien souvent des associations qui ont plusieurs flèches à leur arc. Par exemple, elles disposent de plusieurs associations comme aide à la scolarité ou autre qui demande plus de budget (location de locaux, professeurs, livres, nourriture, ordinateurs…).

Toutefois je vous recommande vivement d’échanger en amont avec les hôtes afin savoir à quoi servira la somme versée. Rassurez-vous, beaucoup d’associations ne demande pas ou alors très peu d’argent pour ces missions car le but reste évidement l’échange.

Expérience d’un volontariat en Asie

Humanitaire et volontariat, deux choses différentes, pour faire bref : une personne qui fait une mission d’humanitaire est un professionnel qualifié, en revanche, faire du volontariat ne demande aucune compétence spécifique. Etre volontaire, c’est participer à des projets menés par des associations/entreprises/ONG locales pour les soutenir bénévolement dans le développement de leurs actions.

Les qualités requises sont à mon sens être attentif, curieux et savoir prendre des initiatives. Selon la mission sélectionnée, le volontariat offre une immersion au cœur de la population locale et une culture souvent méconnue. Sans oublier les centaines de rencontres et d’échanges avec des personnes qui viennent des quatre coins de la planète. Apprendre à vivre en communauté et à se satisfaire des choses simples, comme prendre un plaisir sans limite lors d’une douche tiède après 2 mois d’eau froide, par exemple.

Chaque mission est à mon sens unique, et les tâches demandées sont plus ou moins intenses. Évidemment, c’est un peu moins fun de nettoyer en plein soleil un emplacement d’éléphant y compris ces excréments que de s’amuser à lui faire prendre un bain à la rivière. C’est d’ailleurs là tout le bonheur d’être volontaire, il y a des moments plus difficiles que d’autres, je repense à cet adieu douloureux traversé avec un toutou au Thai Animal à Sanctuary, mais je garde aussi en tête des millions d’images et de partage incroyables qui rendent cette aventure unique.

Les questions qu’on se pose le plus avant de faire un volontariat en Asie

  • Ça ne te dérange pas de payer pour travailler ?
    Premièrement, ce n’est pas de cette manière que je vois le volontariat. Ces personnes me reçoivent dans leur pays, partagent avec moi leurs connaissances et savoir faire, m’invitent à leur table pendant plusieurs semaines. Alors apporter une petite contribution et une aide à leurs ambitions et projets, j’estime que c’est la moindre des choses que je puisse faire. Je rappelle que les montants sont variable et que certains hôtes offrent des logements à partir de 1.50€ la nuitée.

  • Te sens tu vraiment utile lorsque tu es volontaire ?
    Certaines missions sont plus activent que d’autres, au départ il faut quelques jours afin de trouver sa place. Et après ce moment d’adaptation c’est aussi à soit d’être autonome et pourquoi pas de proposer d’autre projets : mise en avant sur les réseaux sociaux, peintures, nettoyage, réhabilitation des locaux, etc. A mon avis, nous avons tous quelques chose à apporter.

  • Pense-tu que la population locale a réellement besoin d’aide pour accomplir ces tâches ?
    De ce que j’ai pu voir, ce n’est pas les populations qui sont dans le besoin, mais les associations locales. Ces structures ont parfois peu ou pas de budget et la contribution du volontariat et des donations sont la pierre à l’édifice afin de ne pas baisser les bras. Plusieurs associations créent des emploies pour les locaux, les volontaires sont là en soutien, pour permettre d’échanger, d’apporter et pourquoi pas de valoriser à leur échelle ces associations, entreprises, ONG qui se battent chaque jour pour que leur projet tienne debout.

J’espère que ce petit article vous aidera à vous lancer dans l’aventure, en ce qui me concerne à ce jour, je ne regrette absolument pas d’avoir intégré le volontariat dans mon voyage en Asie. L’aventure n’aurait certainement pas été la même sans ces fous rires, ces moments de doute, ces bavardages parfois difficilement compréhensibles, mais particulièrement tout l’amour qui m’a entourée tout au long de cette aventure. Ce voyage n’est pas encore achevé et je n’ai qu’une envie, qu’il ne s’arrête jamais.

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